Analyse économique et historique des sociétés contemporaines (AEHSC)
Le programme :
il s’inscrit dans la continuité de celui de SES de la section économique et sociale du lycée. Il est articulé autour de douze thèmes, sept pour la première année et cinq pour la seconde :
1ère année :
Le cadre général des activités économiques et sociales
La croissance économique au XIXe siècle
Croissance et développement du capitalisme au XXe siècle
Fluctuations et crises
Le financement de l’économie
Le rôle de l’Etat dans la vie économique et sociale
Les différentes formes de structures sociales
2ème année :
L’internationalisation des économies
Les paiements internationaux
Déséquilibres politiques économiques et sociaux en économie ouverte
Le changement social contemporain dans les PDEM
Les stratégies de développement
Les horaires :
l’enseignement d’AEHSC comporte six heures hebdomadaires, réparties généralement en trois blocs de deux heures. Il est complété par deux heures de comptabilité nationale et microéconomie (en première année) ou de macroéconomie (deuxième année), correspondant aux programmes des universités : ces heures permettent de préparer les élèves à l’oral de l’ESCP où des questions de micro et de macro sont posées, et sont nécessaires pour l’obtention d’éventuelles équivalences universitaires. En outre elles sont un complément au cours d’AEHSC car elles permettent de présenter des bases théoriques indispensables. L’essentiel des enseignements prend la forme de cours magistraux, la participation active des élèves étant cependant souhaitée, sans compter les exercices qui peuvent être pratiqués notamment en micro et macroéconomie.
L’évaluation des élèves :
pour ce qui concerne le cours d’AEHSC, la vérification des acquis factuels, conceptuels et méthodologiques se fait principalement sous la forme de dissertations surveillées en quatre heures, certaines étant intégrées dans les « concours blancs ». Des épreuves de vérification des connaissances et d’entraînement à l’oral (« colles ») sont prévues tout au long de l’année, au rythme d’une tous les quinze jours (vingt minutes de préparation et vingt minutes d’exposé-discussion).
Les exigences :
tout en se situant dans la droite ligne du programme de SES du lycée, le programme est considérablement plus étoffé, en particulier dans sa dimension théorique. Les cours se situent dans une logique de premier cycle d’enseignement supérieur et non plus de lycée. Il s’agira donc pour le préparationnaire de retenir une quantité très importante de faits et de théories et de comprendre les logiques à l’œuvre, ce qui suppose un travail personnel d’approfondissement et en particulier des lectures complémentaires. Il faudra en outre apprendre à maîtriser les techniques spécifiques des épreuves écrites (dissertation) et orales (exposé-discussion) de la matière. Travail régulier, auto-discipline et esprit de rigueur sont dans ces conditions les qualités minimales requises.
Une bibliographie indicative:
Pour l’entrée en première année, il est nécessaire de revoir le programme de la classe de terminale ES pour s’assurer de la maîtrise à la fois des notions essentielles et des savoirs-faire quantitatifs.
Il est conseillé de se familiariser avec l’histoire économique du XIXème siècle par exemple grâce aux ouvrages suivants :
Jacques Brasseul, Histoire des faits économiques et sociaux, tome I 3ème partie et tome II, Armand Colin.
Frédéric Besset, Introduction à l’histoire du XIXe siècle, collection Synthèse, Armand Colin.
Nouvelle histoire économique de la France contemporaine, tome 1 Jean-Pierre Daviet, L’économie préindustrielle 1750-1840, tome 2 Patrick Verley, L’industrialisation 1840-1914, collection Repères, La Découverte.
Il n’est pas inutile de profiter des vacances pour lire quelques grands textes :
Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, livre 1, chapitre 1 à 4, Folio Essais.
Max Weber, L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme.
Emile Durkheim, Le suicide.
Un document portant sur le début du programme de seconde année est distribué en fin de première année et donne lieu à un test de connaissances à la rentrée. Les élèves intégrant le lycée Carnot en seconde année sont invités à se le procurer auprès de l’administration à partir de la fin du mois de juin.
Les épreuves :
A l’écrit : l’ensemble des écoles de commerce présentent une épreuve d’AEHSC (dissertation en quatre heures, sauf pour les ESC lesquelles ont opté pour une solution mixte : une synthèse (dissertation plus courte) et une série de quatre questions de cours, toujours en quatre heures. Le sujet est généralement vaste, il exige donc des qualités de synthèse mais aussi une bonne connaissance des concepts théoriques et des réalités factuelles. Les coefficients sont importants : 7 points sur 30 à HEC, l’ESSEC et l’ESCP ; 8 sur 30 à l’EML ; 6 sur 30 à l’EDHEC et à AUDENCIA ; 5 à 6 sur 25 pour les Ecricome.
A l’oral, pour les admissibles : seuls HEC et l’ESCP proposent une épreuve (coefficient 9 sur 36 à HEC et 8 sur 30 à l’ESCP) ; dans les deux cas la durée de préparation est de 30 minutes, mais l’épreuve est d’environ 20 minutes à HEC (10 d’exposé et 10 de questions) et dure 30 minutes à l’ESCP (15 d’exposé et 15 de questions). Tandis que les sujets d’HEC, en général thématiquement larges, comportent souvent une forte dimension historique, ceux de l’ESCP ont un profil nettement plus « sciences sociales » et ils sont l’occasion d’une interrogation sur le programme de micro et macroéconomie.
Les équivalences :
Le lycée Carnot a signé des conventions avec certaines universités parisiennes pour permettre aux élèves qui le souhaiteraient d’accéder en faculté d’économie à l’issue de la première année.